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Entre exploit et usure : que retenir de l’ère Walid Regragui ?

Analyse : L'ère Walid Regragui

Entre exploit et usure : que retenir de l’ère Walid Regragui ?

Zoubida Senoussi vendredi 6 mars 2026 - 13:05

L’histoire retiendra que son passage à la tête de la sélection marocaine aura marqué un tournant majeur. Nommé en août 2022 par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), Walid Regragui a quitté ses fonctions après près de quatre années intenses, faites d’exploits historiques, d’attentes démesurées et d’une pression constante. Son départ acte la fin d’un cycle aussi spectaculaire que exigeant.


Walid Regragui, auréolé de son succès continental avec le Wydad Casablanca, arrive avec un discours clair : restaurer la confiance et créer une union sacrée autour du maillot national.

Lorsque Regragui prend les rênes des Lions de l’Atlas, le temps presse. À quelques mois de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, la sélection sort d’une période agitée, sous une ère tendue menée par Vahid Halilhodzic.

Un discours qu’il n’a pas tardé à mettre en exécution lors du Mondial 2022 au Qatar. Le Maroc réalise un parcours historique, éliminant successivement des nations européennes majeures pour devenir la première sélection africaine et arabe à atteindre les demi-finales d’une Coupe du monde. Solidité défensive, discipline tactique, esprit collectif : l’équipe impose une identité forte, immédiatement reconnaissable.

La CAN, point de bascule

C’est lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 que la trajectoire se complique. Portés par leur nouveau statut, les Lions de l’Atlas abordent la compétition avec l’étiquette de prétendant au titre.

Le parcours ne répond pas aux attentes immenses nées du Mondial et l’équipe quitte la compétition prématurément, en 8e de finale. Certains choix tactiques sont contestés. La gestion des rotations, l’animation offensive face à des blocs bas et la lecture de certains temps faibles alimentent les débats.

La Coupe d’Afrique des Nations 2025, à domicile, a constitué un épisode plus délicat, révélateur des limites d’un cycle devenu extrêmement exigeant, malgré un parcours solide jusqu’à la finale controversée face au Sénégal.

Une pression sans précédent

Dans un contexte où l’équipe nationale devient plus qu’un simple ensemble de joueurs, elle devient un patrimoine émotionnel, où chaque choix est scruté, chaque erreur amplifiée. Les réseaux sociaux mettent en lumière chaque contre-temps, les plateaux télévisés multiplient les débats parfois virulents.

Progressivement, l’idée d’une usure naturelle s’est imposée. Quatre années à la tête d’une sélection nationale exposée médiatiquement, dans un contexte de fortes attentes populaires, laissent des traces.

Un bilan historique

Au moment de dresser le bilan, une évidence s’impose : Walid Regragui laisse une empreinte indélébile. Son principal accomplissement reste cette demi-finale mondiale, performance inédite dans l’histoire du football africain. Il aura également consolidé un noyau de joueurs cadres, intégré de nouveaux talents et renforcé la crédibilité internationale du Maroc.

Regragui aura transformé la perception du Maroc sur la scène mondiale. Il aura donné aux supporters un rêve concret, une fierté collective et une référence durable.

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