L’Olympique lyonnais continue d’écrire l’histoire du football européen féminin. Ce dimanche, dans l’enceinte basque d’Anoeta, les coéquipières de Wendie Renard ont décroché un 7e titre en Ligue des champions, le 5e d’affilée. Comme la mythique équipe du Real Madrid de Di Stefano à la fin des années 1950 chez leurs homologues masculins. Pourtant, en face d’elles, les Lyonnaises retrouvaient leurs meilleures ennemies de Wolfsburg, contre qui elles disputaient leur quatrième finale de Ligue des champions. Pour un troisième succès, donc, de loin le plus maîtrisé comparé à la victoire aux tirs au but de 2016 (1-1, 4 tab à 3) ou celle en prolongation de 2018 (4-1).
La première période contenait à elle seule toutes les clés de cette finale à sens unique. Plus incisives offensivement, les Lyonnaises étaient les premières en action avec une bonne frappe de Kumagai directement dans les bras d’Abt (3e), avant que Renard ne place une tête croisée qui fuyait le cadre de peu (6e). Sur le côté droit, Cascarino posait d’insolubles problèmes à son homologue Doorsun, contrainte même de céder sa place avant la fin de la première période, blessée sur... l’un de ses propres tacles. Ainsi, c’est d’un centre en retrait de la feu-follet rhodanienne que Le Sommer, en deux temps, ouvrait la marque (1-0, 25e). Et c’était encore Cascarino qui parvenait à faire la différence avant la pause, pour une action finalement conclue d’une frappe super de Kumagai à l’entrée de la surface (2-0, 44e).
Nantie de deux buts d’avance face à une formation de Wolfsburg qui n’a pas cadré une frappe de la première période, la formation lyonnaise pouvait aborder le second acte l’esprit serein. Surtout qu’il fallait remonter à plus de dix ans pour trouver trace d’un match avec trois buts encaissés par les Rhodaniennes. Pourtant, malgré de nombreuses approximations techniques, les Allemandes profitaient d’une mésentente entre Bouhaddi et Buchanan pour refaire la moitié de leur retard sur une réalisation de la tête de Popp, idéalement servie par Pajor (2-1, 57e). La première frappe cadrée de Wolfsburg faisait mouche. S’en suivait un long moment de flottement pour les Lyonnaises, qui avaient perdu le fil. Mais les Allemandes demeuraient globalement inoffensives. Et à la 88e minute, la réussite choisissait son camp avec une frappe ratée de Le Sommer qui était détournée par Gunnarsdottir dans le but adverse (3-1). Cette fois, la messe était dite et les Lyonnaises s’envolaient pour le 7e ciel…
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